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Pensées, reflexions, nouvelles et autre...



Entretien avec la réalisatrice Estelle LARRIVAZ dans "Obliques"
21-10-2013

Le 11 Octobre dernier, la réalisatrice Estelle LARRIVAZ était "Obliques" (Fréquence Protestante 100.7 fm) pour parler de son fantastique long-métrage "Le paradis des bêtes". Voyage quasi initiatique sur la violence conjuguale vue par les yeux de deux enfants, le film slalome entre tles clichés du genre et secoue les pupilles, les neurones, et le coeur... Comme le disait une avocate des Hauts-de-Seine lors d'un débat il y a deux ans, lors de la journée des violences faites aux femmes :"tant qu'on maintiendra l'expression CRIME PASSIONEL pour certains homicides, alors les violences envers les femmes ne diminueront jamais vraiment. Tout est souvent dans les mots, c'est vrai... 

L'émission est podcastable à :

www.frequenceprotestante.com/index.php?id=51&user_radio_pi1%5Banimator%5D=8

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Estelle LARRIVAZ et Pierre GAFFIÉ dans les locaux de Fréquence Protestante. 8 Octobre 2013.

 
Blue Jasmine de Woody Allen : prozac, dior et chèvrefeuille
26-09-2013

"Blue Jasmine" retrouve la radicalité de l'oeuvre de Woody Allen, à l'image de "Crimes et délits" ou de "Une autre femme" (avec Gena Rowlands dont Cate Blanchett est parfois le sosie)... Le film vagabonde antre présent et passé au rythme des parfums, souvenirs intenables pour l'héroïne. Quelqu'un mentionne un parfum français ? Jasmine repense à la jeune fille au pair qui avait séduit son mari. Les parfums encerclent l'individu, littéralement. Au générique, on apprend que Karl Lagerfeld a créé des costumes spécialement pour le film. Mais la débauche de beauté (tout est jaune dans ce film, le jaune du T-Shirt de Johnny Depp dans "Blow" juste avant qu'il ne se fasse prendre, jaune, couleur du dégoût et des occasions manquées) toute cette beauté est crépusculaire et se fracasse sur la réalité. Nous agissons comme nous pouvons, nous sommes très hauts, puis très bas...

Le dernier plan du film est l'un des plus forts : Jasmine a tout perdu, mêm son fils la renie. "-Le péril est partout" dit-elle...

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"La relativité expliquée aux enfants" sélectionné au festival "Emergeant" de Cavaillon
14-09-2013

Les hasards de la vie. A moins que ce ne soit la relativité du temps : le film "La relativité expliquée aux enfants" sera projeté dans deux festivals différents, à 4 jours d'intervalle. Le 12 Octobre, je serai à Cavaillon (festival Emergeant), et le 16 à Marseille pour le festival "Risc".

Rappel : "La relativité expliquée aux enfants" est une comédie tendre sur l'éducation. Un père y explique à son fils de 9 ans la théorie d'Einstein (E=MC 2)... Une histoire très inspirée de ma propre enfance...

http://www.youtube.com/watch?v=hEhg7tz65Nk

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"Les Fiches cinéma" invité d'Obliques
14-09-2013

Ce Vendredi 13 Septembre, dans "Obliques" (Fréquence Protestante 100.7fm), je reçois trois journalistes des "Fiches Cinéma" (Isabelle Boudet, Thomas Fouet, Gaël Martin) pour parler de "L'Annuel Cinéma 2013", livre tout à fait indispensable. Pas seulement pour la description des films de l'années mais pour les entretiens en préambule. Cette année, entre autres : Pierre Salvadori, Nicolas Sornaga ("La liberté artistique est le luxe de la pauvreté), mais aussi Alex Masson, dont le fameux texte sur les errements de la critique cinéma a fait sensation.

L'émission est podcastable pendant 4 mois sur www.frequenceprotestante.com

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"La relativité expliquée aux enfants" sélectionné au prochain festival "RISC" de Marseille...
01-09-2013

"La relativité expliquée aux enfants" sera projeté le 16 Octobre prochain au festival RISC "Cinéma et Science" à Marseille. Le film, l'histoire de l'amour d'un père pour son fils à travers le théorème d'Einstein, est interprété par Dominique Parent, Sylvie Audcoeur et Adrien Drouet. Je suis ravi que ce super festival ait sélectionné le film. En l'écrivant, je souhaitais vraiment mêler la dimension affective du propos mais aussi glisser un regard décalé sur la science. Mon propre père, Bernard Gaffié, était prof d'électronique, et j'ai toujours été émerveillé par ces savoirs si différents des miens... Lors d'une récente projection, une spectatrice m'a dit qu'elle avait beaucoup aimé le dernier plan du film (je ne dis rien pour ceux qui ne l'ont pas vu). C'était bien vu car il signifie l'amour total, sans mot, d'un père pour son enfant...

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"Juliette" de Pierre Godeau. Ne téléchargez pas votre vie...
30-07-2013

Au Gaumont Montparnos, deux faits ont attiré mon attention. Tout d'abord le caissier a essayé de me refourguer (lourdement) une carte de fidélité. Je lui ai répondu que je n'aimais pas les réseaux type Gaumont-Pop Corn. Réaction immédiate : "Alors, vous allez chez UGC ?". Comme si je n'avais pas le choix... Je lui ai dit qu'à Paris, il y avait plein de salles indépendantes, et que le choix était là. Avant de me faire traiter de bo-bo (je le voyais venir) -car pour ce caissier tous ceux qui ne vont pas chez Gaumont ou UGC (ou MK2 aujourd'hui...) sont forcément riches- j'ai ajouté in petto que non, ce sont ceux qui vont précisément dans ces grandes salles qui se font avoir : pop-corn, soda, places à 11 euros... Dialogues de sourds...

J'étais entré dans cette salle, pour 11,20 euros donc, pour voir "Juliette" le premier film de Pierre Godeau. A la fin de la projection, une jeune femme s'est tournée vers son copain : "Et bien moi j'ai beaucoup aimé !". Je compris que ce n'était pas l'avis du copain, qui avait dû dire son désarroi.

Personnellement, j'ai trouvé "Juliette" très intéressant. Le film, qui établit beaucoup de correspondances visuelles, commence en se frayant un chemin dans une boite de nuit pour aller "chercher" Juliette, ado renfrognée, qui se fait draguer en bas... A la fin du film, après la mort de son père, Juliette se fraie à nouveau un chemin entre les invités présents à la cérémonie d'hommage, dans le séjour familiai. Cette correspondance m'a frappé.

Comme beaucoup de films français (commerciaux ou d'auteur), la BO est à 90 pour cent anglo-saxonne, ce qui devient usant et limitatif. Putain, réalisateurs, arrêtez de penser à l'exportation de vos films. Dans "Juliette" il y aune exception : un remake danse de "Ta douleur" de Camille. Le titre de la chanson aurait d'ailleurs pû être celui du film...Car Juliette entre dans la vie active avec l'épreuve initiatique de la mort de son père. Proche en cela de "Et soudain, tout le monde me manque" de Jennifer Devoldere. Dans "Juliette", c'estun film de Buster Keaton ("Scarecrow") qui sert de medium entre le père et la fille...

Une très jolie séquence montre Juliette allumer un cierge dans une petite chapelle, pour la santé de son père.

"-C'est à quel moment qu'on doit faire le voeu ?" demande t-elle à son boyfriend, un cierge à la main. Réponse de ce dernier : "On a de la chance d'avoir une église très ouverte là-dessus..."

"Juliette" ou l'émancipation féminine en action. Quand l'héroïne ignore son ancien amant, elle lui dit "Tu t'es fait des films !". Cruauté de la jeunesse ou de la femme ? Car le gars répond : "Moi, je me suis fait des films ? Tume donnes un double de tes clefs, je te fais à manger !".

Voilà sans doute pourquoi, le gars dans la salle n'a pas aimé "Juliette". C'est qu'il montre -en gros- des hommes soumis au bon vouloir des femmes.

Dans la seconde partie du film, la musique disparaît presque (hormis une reprise de "Knocking on heaven's door" par Anthony and the Johnsons), et s'achève par une postface. Juliette, orpheline, a finalement publié son livre. Elle le signe dans une librairie quand arrive Antoine, un ex. Il prend le livre. Juliette le lui dédicace et ajoute : "La caisse est au fond à gauche !". La caméra s'arrête sur le visage de Juliette qui ajoute : "Il faut bien que je gagne ma vie !". Une réplique bien plus marquante et efficace que la tous les Hadopis et commission Lescure du monde...

Astrid Berges-Frisbey est excellente, on croît totalement à la vie sur un fil de son personnage. La lumière de Muriel Cravatte est souvent osée, très réussie.

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La passion des Renault 25 ! L'inconnu du lac...
30-07-2013

Je ne serai pas surpris que le site du "Bon Coin" connaisse un boum sur les transactions de Renault 25. Oublier les placements de produit pour les BMW, les Mégane ou les Opel... Non, rien ne pourra égaler l'échange des deux amants de "L'inconnu du lac", le très joli film d'Alain Guiraudie :

"-La Renault 25, c'était vraiment une belle bagnole...

"-En tous cas moi, j'en suis vachement content !"

A noter que Quentin Laurent, qui a réalisé le making-of de "La ville aux murs dauphins", est assistant sur "L'inconnu du lac".

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"Relativity explained to kids" : new projection in Paris
22-07-2013

Après le "Cinéma des Cinéastes" (17ème), "L'entrepôt" (14ème), "L'espace St Michel" (5ème), La salle Kodak (12ème), le film "La relativité expliquée aux enfants" sera projetée ce 26 juillet dans un nouvel arrondissement Parisien : à Belleville.

Le film a été sélectionné par des apprenants français. Séance en plein air à partir de 22h.

"La relativité..." est interprété par Dominique Parent, Sylvie Audcoeur, Adrien Drouet. La lumière est signée Brigitte Barbier, le son Sophie Laloy, et le montage Sophie Brunet...

Le DVD du film est disponible auprès de la société "DIFFERENT" : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

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Entretien avec Jean-Jacques Beineix : "Obliques'"
22-07-2013

A l'occasion de l'expo "Studio Beineix, j'ai reçu Jean-Jacques Beineix pendant une heure dans "Obliques". L'occasion de parler de TOUS ses films, de la femme qui aide l'homme à prendre confiance en lui, des maisons sur pilotis de Gruissan créées pour les classes populaires, des 100 kilos de fonte soulevées sur le tournage de "Roselyne et les lions", de la Joconde au-dessus des amants de "37°2...", du jouer "vrai" chez les comédiens, des profs anglais qui voulaient être aventuriers, de "Vexations" d'Erik Satie, du pouvoir d'attraction de Thierry Le Portier, et du rapport à la foi ou du pari de Pascal...

www.frequenceprotestante.com/index.php?id=47&user_radio_pi1[program]=37210

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Entretien avec Katell Quilleveré : Obliques, Fréquence Protestante 100.7 Fm
22-07-2013

Le 12 Juillet a été rediffusé l'émission où je recevais Katell Quillevéré, venue à Fréquence Protestante pour parler du film (son premier long) : "Un poison violent". ma dernière question fut à propos de la comparaison entre son personnage et celui de Sandrine Bonnaire dans "A nos amours". Depuis, la boucle s'est bouclée, puisque Katell a baptisé son nouveau film "Suzanne" (qui était le titre de travail de "A nos amours"... (des affiches avec ce titre et Sandrine Bonnaire en robe grenat ont longtemps circulé dans Paris comme teaser...) Autre coïncidence, j'avais choisi comme illustration musicale "Les miroirs dans la boue" de William Sheller, dont l'héroïne est si proche de celle de "Un poison violent". Katell en a été très surprise...

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Shokuzaï : extraits
22-07-2013

"La poupée française", héroïne triste de "Shokuzaï" est-elle un clin d'oeil au cinéma d'auteur Européen dont se sent si proche Kurosawa ?

Un très beau raccord pourrait le laisser entendre. Quand Sae, qui n'a jamais eu ses règles depuis le viol et le meurtre d'Emili (allusion Européenne aussi ?), sa camarade de classe, décide d'épouser Takahiro, un triste sire asexué, elle décide de devenir aussi une poupée. "Grâce à toi, mes rêves se réalisent lui dit-il...". Rêve de s'endormir face à sa femme, droite comme une vierge, avec à sa gauche la poupée...

Après la déclaration en mariage, les deux marchent dans un couloir filmé incliné. L'immeuble semble aussi bancal qu'eux. Il y a alors un "cut" très beau car une porte d'ouvre. On pense que les deux sortent du couloir, mais en fait nous vivons une ellipse temporelle qui amène Takahiro directement dans la salle d'essayage de la future mariée Sae...

"Je suis devenue une poupée pour survivre" dit Sae. "Tu te préserves des hommes mais tu veux qu'ils te chérissent" rétorque Takahiro.

Elle le tuera dans son sommeil. Après le meurtre, au bord de l'eau, elle croise la Maman d'Emilie, sa mauvaise conscience depuis 15 ans...

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