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Pensées, reflexions, nouvelles et autre...



Les limites du docu-fiction... de "Anvil" à "Hitchcock"
18-03-2013

A la fin de la projection d'Hitchcock, au Gaumont Marignan (Paris), une spectatrice s'est levée et a dit à son copain : "C'est vraiment nul d'avoir ramené Hitchcock à ça, c'était un si grand artiste..." Le fait est que dans son film, pourtant agréable à suivre, Sacha Gervasi ne convainc pas vraiment. Certes, montrer les errements d'un artiste accompli est toujours intéressant, mais de là à ne garder que cette facette... Hitchcock est finalement le grand frères des hard-rockeurs d'Anvil, pauvres erres en voie de réhabilitation. Mais le focus ne passionne pas, car on sent la dérision qui affleure trop...

Mais une chose est encore plus agaçante : pourquoi avoir montré des spectateurs qui riaient aux éclats devant la séquence de la douche où Janet Leigh est assassinée ? Voilà les limites de l'affaire. Car montrer que, à la sortie de "Psychose" (et même aujourd'hui) le public rit dans ce meurtre est sujet à caution... Tout pour le spectacle, tout pour le fun, même une morte, semble dire Gervasi... Adieu la vérité des faits... Dommage...

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Projection de "La relativité expliquée aux enfants" le 29 Mars à Paris...
17-03-2013

"La relativité expliquée aux enfants" décrit l'embarras d'un père vis à vis de son fils de 9 ans : Nicolas. Parce qu'il avait oublié la demande de l'institutrice pour la fin de l'année scolaire (elle avait demandé à tous les enfants de préparer un "défi...), le papa (joué par Dominique PARENT) tente de se rattraper en frappant un grand coup ! En l'occurrence, expliquer à Nicolas la théorie de la relativité d'Albert EINSTEIN. Y parviendra t-il ?

Le film sera projeté à l'Espace St Michel (7, place St Michel, Paris) dans le cadre des projections "Open to court", à partir de 20h. 

La musique du film est signée Béatrice THIRIET.

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Adrien DROUET dans "La relativité expliquée aux enfants" 

 

 
La fin d'un "Arbitrage", la fin de "Last night"... L'ombre des doutes
14-03-2013

Bien sûr, il y a la sublime lumière du chef-opérateur Français Yorick Le Saux, bien sûr il y a les références à la chute des marchés boursiers qui a massacré les plus pauvres. Bien sûr il y a la subtilité du jeu de Richard Gere (acteur trop souvent mésestimé)... Mais le charme fatal du premier film de Nicholas Jarecki, "Arbitrage", réside dans sa dernière séquence : menteur, escamoteur, le grand financier qui a camouflé la mort de sa maîtresse (Laetitia Casta), se retrouve face à un parterre de sommités New Yorkaises. Il est le héros de la soirée, le bienfaiteur de l'Afrique... Gere est filmé de dos, comme pour montrer le poids de la culpabilité sur ses épaules. Il va traverser l'assemblée, monter sur le podium et... Il ouvre la bouche... Aucun mot ne sort ! Les lèvres ont à peine le temps de bouger... Cut final du film. Du grand art ! On ne saura jamais ce qu'il dira. Une fin réussie, très similaire à celle de "Last Night" de Massy Tadjedin : après une nuit d'hésitations sentimentales, le personnage de Keira Knightley ouvre la bouche pour s'adresser à son mari... Les lèvres bougent un peu, mais aucun mot ne sort. Point final. Le mystère... Malheureusement, ces fins risquées sont très rares au cinéma, et, paradoxalement, sur ce terrain, les cinéastes américains sont souvent plus intrépides qu'on ne le pense...

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Entretien avec Marina DÉAK : le 8 Mars dans "Obliques"
05-03-2013

Vendredi 8 Mars à 14h, sur Fréquence Protestante (100.7 fm), je reçois la cinéaste Marina Déak pour la sortie DVD de son film "Poursuite".

www.frequenceprotestante.com/index.php?id=51&user_radio_pi1%5Banimator%5D=8

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La beauté au cinéma : débat au festival de Bourgueil le 22 Février...
15-02-2013

Le 22 Février à 20h30, j'animerai un débat sur la beauté au cinéma dans le cadre du festival de cinéma de Bourgueil. L'intervention aura lieu juste après le film d'Agnès Jaoui : "Au bout du conte"...

La photo ci-dessous est un exemple intéressant de la captation de la beauté par les cinéastes : dans Basic Instinct, Paul Verhoeven, et son chef-opérateur Jan de Bondt ont décidé de renforcer le charisme du personnage de romancière sûre d'elle incarnée par Sharon Stone. Très simplement : en rajoutant cette lumière étrange sur la terrasse...

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"Obliques" : entretien avec Yannick Mouren et Katia Rimbert
06-02-2013

Ce Vendredi 8 février à 14h, je reçois dans "Obliques", deux spécialistes de l'image : Yannick Mouren auteur de "La couleur au cinéma" (CNRS éditions) et Katia Rimbert, rédactrice du trimestriel "Movie Creation".

Si vous voulez savoir comment, dans "Le temps de l'Innocence" de Scorsese, la couleur des robes de Wynona Ryder et de Michelle Pfeiffer en disent long sur leur statut d'épouse légitime ou d'adultère potentiel, ou pourquoi Jacques Demy est "le plus grand coloriste Français", alors l'entretien avec Yannick Mouren saura vous intéresser. 

Si vous voulez découvrir un magazine unique en son genre, donnant des pistes pour écrire SON scénario, filmer, choisir les caméras appropriées, monter son dossier de production et, avant ou après, s'inscrire dans les meilleures écoles, alors Katia Rimbert vous donnera toutes les clefs.

rediffusion sur : www.frequenceprotestante.com/index.php?id=51&user_radio_pi1%5Banimator%5D=8

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Corruption dans le foot : les prémices... "Comme un lion"
06-02-2013

Quand Mytri, aidée par l'argent de sa grand-mère Africaine, débarque en France, alléché par un contrat de footballeur, il est berné. Berné par un intermédiaire véreux, qui l'abandonne sur un terrain, sans scrupule. Mytri dormira, comme un SDF, dans le stade. Dans son village Africain, sa grand-mère, abusée par l'homme occidental et les mercenaires du football, mourra.

Mytri remonte la pente. Il travaille dans un restaurant mais ne rêve que de foot. Un encadrant le prévient : "Y'a moins de 2000 footballeurs professionnels en France ! Mytri n'aime pas la ville : "Les gens sont moches, les vieux sont moches, les femmes sont dégeulasses !"

Il trouvera refuge près de Sochaux, avec un entraîneur sympa mais alccolo, ex vedette. Le club est géré par son beau-frère, qui tient un "Super U". Tension : "C'est parce que Super U a le pognon qu'il doit décider qui je fais jouer !!!"

En classe, les élèves écoutent "Mon p'tit loup" de Pierre Perret. Il est question dans la chanson de "La terre d'Amsterdam" et de Van Gogh. La maîtresse demande aux gamins s'ils connaissent un tableau de Van Gogh. Réponse d'une gamine : "La Joconde..."

Mytri, même mineur, est un chaud lapin. Saucé par Fatou, une femme sympa qui le laisse téléphoner, il lui demande "-Je peux dormir chez toi ?". Réponse de FAtou : "Non, mon mari est fatigué..." Mytri : "Je peux le remplacer !". FAtou : "Petit coquin..."

Bon pied, bon oeil, Mytri intègre le centre de formation Charles Peugeot. Il est intéressant de noter que c'est l'épouse de l'entraîneur qui "sauve" Mytri. Le fait que le film ait été co-écrit par deux scénaristes femmes expliquent ça...

Le film se déplace à l'usine : "Ici, on mange, on dort er on crève Peugeot"... L'entraîneur nous montre l'automatisation des voitures. A comparer avec celle des footballeurs ?

C'est lui, l'entraîneur, qui aura le dernier mot : "Au football, c'est pas le talent qui fait la différence...". Bien vu...

L'épilogue a lieu quatre ans plus tard quand Mytri est evenu professionnel, probablement en Ligue 1. C'est le stade Bonal, à Sochaux. Il sort du vestiaire, de dos. Cut de fin. Il y est arrivé...

"Comme un lion" de Samuel Collardey, avec Mytri Attal, Marc Barbé (l'entraîneur), Anne Coesens et Marc Berman

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Thérapie de couple : les meilleurs "plans"
06-02-2013

Dans Happiness Therapy, David O'Russel est au meilleur de sa forme pour l'emballage visuel. Très beau premier plan où Pat (Bradley Cooper), de dos, récite ses bonnes résolutions sous une fenêtre qui laisse échapper une lumière de pureté. Beaucoup de petits travellings avants, ou latéraux (séquences de jogging et concours de danse final) sont des splendeurs. Le contenu du film est moins hiératique que  "I love huckabees" (c'est pas difficile...) mais comporte un peu trip de moments anecdotiques. Filmer un père accro au foot à la télé donne rarement de bons résultats, y compris avec Robert De Niro.

Dans la salle du Gaumont Ambassade (Champs-Elysées, Paris), le 5 Février, des spectateurs ont applaudi à la fin de la projection. Mon petit doigt me disent qu'ils étaient américains ou du moins anglophile, car pas mal de subtilités de langage disparaissent avec les sous-titres, forcément réducteurs.

Bradley Cooper (qui est producteur exécutif du film) ne parvient pas toujours à nous faire croire à sa maladie. Jennifer Lawrence (qui n'est pas productrice) est une chatte dans une chienne de vie. Pour comprendre son personnage, il faut voir son vernis à ongle, en permanence noir. Elle est veuve...

La Bande-originale est chiadée, et il est agréable d'entendre Led Zeppelin ("What is and what should be") dans un moment d'abattement du héros, quand il se jette sur le lit. Bien vu...

Le film nous apprend la signification de l'interjection "O.K" (une création du 6ème président des USA). Que veut dire "OK" ? C'est une allusion à "Old Kinderbook".

Deux réparties intéressantes prononcées par Bradley Cooper :

-"La folie qui est en moi et en chacun de nous..."

-"Chacun voulait changer l'autre, comme dans tous les couples..."

Mention particulière à Julia Stiles, excellente, y compris dans un petit rôle...

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Festival Kinotayo : "Honeymoon in hell"
01-02-2013

J'ai été scotché par l'euphorisant "Honeymoon in hell" de Ryuichi Honda. Espérons que sa présentation au festival "Kinotayo" lui permettra d'accéder à une distribution française en salles. L'inverse serait dommage. Quel portrait de couple, de la transcendance rigolote. Ces hommes bleus, verts, rouge... Un peu comme dans "The future" de Miranda July, le film montre les périls que s'inglige un couple pour finalement mieux renaître... Sauf qu'ici le catalyseur n'est pas un chat mourant mais une diseuse de bonne aventure. Saki (l'héroïne) challenge son mec, elle mène la barre car elle s'ennuie. Quand elle pose pour lui, on comprend pourquoi ils prennent des photos argentiques et non numériques : "Vu ce qu'on vit, l'argentique nous suffit. Ca changerait si on avait des enfants..."

Ah, la logique féminine. La meilleure...

La comédienne (Asami Mizukawa) est d'une justesse folle...

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"Argo", insipide et raccoleur...
01-02-2013

Dans "Argo" de Ben Affleck, un détail est intéressant : le générique de début (le logo Warner Bros) est non seulement vintage (ils ont repris le fond rouge que l'on voit notamment dans "Orange Mécanique"), mais en plus ils ont fabriqué des fausses rayures de pellicule, un peu comme les groupes de rocks actuels qui mettent des rayures de vinyl sur leur CD. Au début, je me suis retourné vers le projecteur, pensant à une copie 35mm, mais non c'est un truquage. Le vintage nous perdra.

Hormis cela, "Argo" n'a pas plus de rythme qu'un téléfilm vieillot, et surtout n'a pas de fond. Je pense même que, comme l'horrible True Lies de James Cameron, il est dangereux... Un détail malgré tout a attiré mon attention. Quand l'opération de sauvetage est quasiment annulée par la CIA, le personnage de Tony Mendez prend une bouteille de whisky et passe une nuit blanche. Au petit matin, imbibé, il décide d'aller contre sa hiérarchie et décide de maintenir l'opération. Si on regarde attentivement la séquence, il est clair que c'est l'alcool qui le libère. "In vino veritas" comme on dit. Aujourd'hui en 2013, il surferait sur son Ipad,  ou snifferait un rail de coke...  Et les otages ne seraient peut-être pas libérés. 

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Restaurant végétarien à Paris : "Chez Pinson" : Bof, Bof
01-02-2013

Toujours en quête d'endroits végétariens à Paris, j'ai testé "Chez Pinson", dans le troisième. Oui, oui, c'est bien ces marmites Le Creuset vintage posées devant vous à l'entrée du restaurant. Mais pourquoi a t-on l'impression d'être soigné plutôt que nourri ? Je n'aime pas ces restos bobos, clean, où une muzak supposée branchée vous empêche de parler avec votre voisin, votre collègue, vos amis. Manger est devenu une "activitée" parasitée par le bruit. Nourriture de "Chez Pinson" : correcte mais servie chichement. Sans coeur ni originalité.

Un article du "Figaro" disait que d'ici quelques années, les guides Michelin seraient obligées de faire figurer, à côté de la note pour la qualité de la cuisine, celle consacrée au confort sonore. Très juste. Essayez donc d'aller déjeuner chez "Zito" (près des Champs-Elysées). L'horreur...

Finalement, je retourne toujours au même endroit, le plus chouette de la capitale : "Joy in food", restaurant végétarien rue Truffaut (je ne sais toujours pas si c'est en hommage au cinéaste, dans ce cas pourquoi pas son prénom ???). La patronne cuisine elle-même, c'est bon, fin, copieux, et il n'y a pas de musique...

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