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Quelques petites années après la photo précédente dans mon landeau à Perros-Guirrec (mon père est vraiment un cadreur de la nouvelle vague) me voici pimpant prêt à devenir... non, prêt à être surtout ! A ces âges là, l’idée même de “devenir” nous est étrangère. Autour de moi on remarque un don certain (proche de l’énigme) pour ranger chaque disque dans sa pochette, même après 12 mélanges ! Je fredonne “apprends-moi à t’oublier”, qui s’avèrera d’un bon usage pendant les 35 années suivantes.

Je suis né à Brive-La-Gaillarde le 13 Octobre 1964 et l’on avait demandé à ma mère d’accoucher dans un éclat de rire, ce qu’elle fit... J’ai grandis dans une famille aimante, avec 4 générations réunies dans une même maison jusqu’au jour où mes parents ont pris leur vraie indépendance. A l’école des Rosiers, je me fais remarquer par mes prises de position éthique : je n’ai pas apprécié que l’institutrice croit me faire peur en me disant que si je ne travaillais pas bien, je serais comme Joao (le Portuguais de la classe). J’ai pris sa défense et me suis rapproche de lui dès le lendemain... ON pouvait scruter à l’époque un goût certain pour la gente féminine (de mon âge !) et un sens aigü du mélodrame. (j’en sors à peine aujourd’hui)

Avec le recul, je suis heureux d’avoir eu des parents de deux “extractions” différentes : mon père, du Tarn, d’une famille d’artisans et de cultivateurs, ma mère travaillant dans la confection avec ma grand-mère. La rue de la république à Brive était piétonne et je pouvais dès 5 ans, sortir des “Doigts de fée” pour aller chercher des pâtisseries ou des farces et attrapes au “Nain Jaune”. A quelques mètres de là, un torréfacteur m’impressionnait beaucoup avec ses Samovar suspendus aux murs. Ma haine de ce breuvage vient sûrement de là.

A 9 ans direction Toulouse, la grande ville, la découverte du football (voir “L’homme aux bras d’or”) Bonnes notes, mais à quel prix. Heureusement il y avait la musique, découverte autour d’un feu de camp scout. La révélation de Peter Gabriel (solo) et de “Foxtrot” ou “The lamb lies down on Broadway” (Genesis). Amour éperdu pour une jeune fille Tunisienne, assise devant moi. Comme elle me demandait mes dissertations pour l’aider, je mettais quelques fautes d’orthographe juste pour avoir son écriture dans les marges. Apprentissage de la souffrance amoureuse... Qui se résorbe beaucoup mieux qu'on croit...

Alors oui, le bac, le bac. Un prof de philo inspiré me parle d’images subliminales disséminés par les publicitaires, ce qui renforce ma haine du mensonge, des médias sans contrôle et de l’absence d’éthique. Comme l’a écrit Louis Buss dans “Le luxe de l’exil” : “La vérité, c’est la mort du commerce”. J’ai 18 ans, je suis grand...

 
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