NatureAudioPagesImagesPercussionsPrières

Animation


A partir de 1994, une série de coïncidences m’a amené à animer des débats dans divers festivals dont ceux de Sarlat, d’Angers (où cette photo a été prise) ou au centre Beaubourg. L’animation est différente du journalisme et sa source “anima” (l’âme) met vraiment sur la voix... A Sarlat, où le public est grosso modo fait de collégiens, j’ai pu mener des débats avec des artistes captivants comme Henri Alekan, Max et Jacques Douy (décorateurs de Jean Renoir) ou créer des discussions inhabituelles avec Thierry Lhermitte ou Patrick Schulmann.

A Angers, il s’agissait de mettre au point une table ronde en milieu de journée avec des cinéastes de tous pays (TOUS !) venus montrer leur premier film ou film d’écoles. Noémie Lvovsky, François Ozon, Damien O’Donnel ont, depuis, fait leur chemin.

Depuis Juin 2005, j’anime l’émission “Obliques” sur Fréquence Protestante (100.7 fm). Je n’avais pas fait de radio depuis 1991 et au début j’appréhendais terriblement ce retour à un medium oublié. Ah, le chemin en bus le jour du premier enregistrement...

Aujourd’hui, l’émission est sur les rails et, en dépit des efforts qu’il faut fournir pour écrire les textes, se niche la possibilité d’apporter quelque chose de vraiment nouveau à l’auditoire. Actuellement, l’émission tourne autour d’un(e) invité(e) appartenant à une tribu que l’on a pas l’habitude d’entendre à la radio : les techniciens. Montage, production, doublage, direction de le photographie, etc. Il y a tant de choses à révéler. Sans oublier bien sûr les comédien(ne)s et les cinéastes. Comme Fanta Regina Nacro (“La nuit de la vérité”) ou Zaïda Ghorab-Volta (“Jeunesse dorée”)...

L’avantage d’un format court -28’- oblige à la synthèse, ce qui ne veut pas dire pour autant à la restriction. La liberté de ton est entière et certains auditeurs (trices) sont souvent surpris(es) par ce qui se dit sur l’antenne.

Il y a aussi le bonheur de pouvoir disséminer, via la programmation musicale, des éléments qui contribuent à créer un univers global. “XTC” ou “Talking Heads” sur une radio protestante... c’est possible.

Et puis l’animation peut rejoindre la création. Notamment quand on est invité à venir parler de ses films auprès d’un public...

Finissons par deux anecdotes : deux fois dans ma vie, j’ai été obligé de visionner un film avec des lunettes de soleil car, in extremis, je n’avais pas retrouvé les autres. Le premier était “Van Gogh”, le second “Eyes Wide Shut” pour lequel je devais animer un débat au cinéma de Nogent-sur-Marne après la projection.
Difficile dans les deux cas d’être cohérent pour analyser les choix visuels des réalisateurs. Pour le film de Kubrick, une fois montée sur scène, j’ai enlevé les lunettes de soleil et me suis retrouvé “dans le flou” face à la salle. Pour un film sur les yeux grand fermés...

 
< Précédent   Suivant >